J’ai grandi dans un hameau d’une trentaine d’habitants, loin de l’agitation des villes, géographiquement et socialement éloigné de l’offre culturelle. À 18 ans, je découvre le bouillonnement de la ville que je ne quitte plus. J’explore alors les grandes métropoles grâce aux bourses d’études.

    En Italie c’est la rencontre avec les militants du centre social «Laboratorio AQ16» qui déclenche mon travail sur le logement alternatif. Les études en sciences humaines me familiarisent avec des concepts sociologiques clés que je développe aujourd’hui dans mon travail photographique. Lors du master en histoire moderne et contemporaine, je m’intéresse à la déviance sociale puis à la ville comme objet géo-historique, fruit d’une relation entre une société et son territoire. L’appareil photo est le médium me permettant au mieux d’exprimer cet intérêt.

    J’envisage et vis la photographie, cet « art moyen », comme un outil d’émancipation. Mon parcours m’amène à développer un propos photographique centré sur les questions d’habitat, d’aménagement du territoire, de marginalité et d’inégalités. L’expérience de l’habitat interroge la fonction des choses. La forme bâtie est une réponse collective portant en soi un système de valeurs. Ma démarche est d’interroger ce système de valeur, d’interroger la fonction des choses pour en révéler leur différents niveaux de lecture.

    En 2020, je termine le Bachelor photographie de l’école BLOO sous la direction de Bertrand Stofleth et je suis sélectionné pour intégrer le programme de mentorat du collectif ITEM. En janvier 2021, je cofonde IQUO avec Kenia Sadoun, une structure associative rassemblant des acteurs d’horizons divers autour de la création de projets documentaires. Je cofonde également le studio de création photographique BOBINE en parallèle avec Jules-Antoine Juhel, ancien camarade d’école.

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